Copsa Mică

Copșa Mică se situe au nord de Sibiu en Transylvanie, Roumanie. Dans les années 1990, elle est connue comme l’une des villes les plus polluées d’Europe (elle reste la ville la plus polluée de Roumanie à ce jour), en raison des émissions de deux usines.

L’une, ouverte de 1936 à 1993, produisait du noir de carbone pour les teintures. Ses émissions ont pollué la zone pendant près de soixante ans, déposant de la suie sur les maisons, les arbres, les animaux, et tout ce qui se trouvait dans les environs.

L’autre source de pollution, moins visible mais dont les effets sont encore plus grave sur la santé des résidents, était l’usine Sometra (qui était depuis 1993 la dernière usine en fonctionnement et qui a cessé temporairement son activité au début de 2009) , un haut fourneau (fonderie métallurgique) dont les émissions ont contribué à augmenter significativement l’incidence des maladies respiratoires, l’impuissance sexuelle, le saturnisme et des problèmes neuro-comportementaux (10% de la population en est atteint).  

L‘espérance de vie dans cette ville est de neuf ans sous la moyenne roumaine. Les nouveau-nés ont deux fois le niveau maximum de plomb dans leur corps. Le taux de mortalité infantile est le plus élevé d’Europe (30%).  Sur 2.972 personnes testées dans la région, 1.570 présentaient des symptômes d’empoisonnement au plomb.

En 2003, il fut constaté que l’ensemble des sols, de la végétation et des cours d’eaux de la ville et des alentours (sur environ 35 kilomètres), contenaient des métaux lourds (plomb, cuivre, cadmium, zinc) dans des quantités dépassant largement les limites maximales admises. A cette pollution s’ajoutaient des pluies acides provoquées par le rejet dans l’atmosphère d’importantes quantités de dioxyde de soufre, ce qui empêchait le développement de la végétation.

Pendant de nombreuses années, les habitants de Copșa Mică ont été forcés de travailler dans cette usine qui les tua lentement. La présence d’un photographe fut difficilement tolérée dans cette ville qui a toujours tenté de taire le mal qui  rongeait ses habitants…

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